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Le compte personnel de formation : un nouvel enjeu pour les formateurs

27 septembre 2019
compte personnel de formation

La réforme effectuée en 2015 relative à la transformation du Droit Individuel à la Formation (DIF) en Compte Personnel de Formation (CPF) est de nouveau d’actualité. En effet, la nouvelle loi mise en place depuis janvier 2019 fait que les heures de formations acquises par les salariés seront monétisées en euros.

Le but pour l’exécutif est de permettre à tous les salariés de gérer eux même leur évolution professionnelle. Cela signifie que les salariés seront à présent aptes à suivre et à financer une formation professionnelle sans que l’accord de l’entreprise pour laquelle ils travaillent soit nécessaire.

Pour les professionnels œuvrant dans le domaine de la formation continue, cela représente un réel changement qui peut impacter négativement ou positivement leur activité professionnelle. Ainsi, il leur est nécessaire de s’adapter et de prendre les mesures adéquates. Car avec ou sans le soutien des entreprises, les formations pour les professionnels restent un marché très important pour les formateurs.

Le but est donc de répondre aussi bien aux besoins des salariés et des entreprises qu’aux exigences légales. Voici tout ce que vous devez savoir concernant les changements apportés par le CPF.

Passage du DIF au CPF : qu’est-ce que cela signifie ?

Le Droit Individuel à la Formation est un droit acquis par les salariés depuis de nombreuses années. Néanmoins, ce système présentait certaines lacunes que le gouvernement a souhaité pallier grâce au Compte Personnel de Formation.

Dans les grandes lignes, cela signifie que chaque salarié dispose d’une somme qui lui est allouée afin de financer sa formation continue.

Ainsi, chaque membre actif de la société recevra en moyenne chaque année un forfait de 500 euros pour financer sa formation professionnelle. Les actifs avec un niveau de qualification faible quant à eux pourront recevoir jusqu’à 800 euros par ans. Il est important de préciser que chaque compte personnel de formation dispose d’un plafond. Ainsi, le plafond général pour les actifs est de 5 000 euros tandis que celui pour les travailleurs à faible qualification est de 8 000 euros.

Le CPF est accessible à toutes les catégories d’actifs. Concrètement, un salarié à plein temps aura les mêmes droits qu’une personne en recherche d’emploi, à la recherche d’une reconversion professionnelle ou encore d’un travailleur indépendant. La différence se situe au niveau du montant alloué. En effet, le crédit de formation est proportionnel aux heures travaillées.

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Pour le salarié, cela implique que le choix de la structure et du sujet lui incombe. Il peut à présent choisir la formation qui lui correspond le mieux sans avoir à demander l’accord de son employeur. Cela est possible à condition que cette dernière soit suivie en dehors des heures de travail. Lorsque le salarié choisit de faire appel à son employeur pour le financement ou de suivre ses formations sur son temps de travail, l’employeur doit approuver le contenu de la formation ainsi que le planning.

Pour les formateurs, cela permet de disposer d’un nouveau marché mais cela nécessite également de prendre des mesures afin de s’adapter aux nouveautés. Cela peut être par exemple de faire appel à un logiciel de gestion de la formation continue adapté à la nouvelle réforme.

Passage du DIF au CPF : quelles conséquences pour les formateurs ?

La principale conséquence de cette réforme pour les formateurs est l’agrandissement du marché. En effet, étant donné que le salarié est dans la capacité de financer lui-même sa session, il fait maintenant partie de la clientèle que les formateurs doit viser. Les enseignants doivent alors s’adapter aux demandes des salariés.

Néanmoins, les entreprises restent maîtresses en matière de formation professionnelle notamment parce que certains syndicats estiment que l’aide accordée par l’État n’est pas suffisante pour que le salarié se remette à niveau ou se réoriente sans payer de sa poche. Suivant cela, il est fort probable que les salariés demandent un financement supplémentaire à leurs employeurs. Les entreprises choisiront donc le contenu de la formation qui sera dispensée. Le formateur est également dans l’obligation de répondre à leurs exigences.

Outre l’enjeu du marché, le professionnel doit faire face aux exigences de l’État. En effet, seules les formations certifiantes inscrites au répertoire national des certifications professionnelles ou au répertoire spécifique des compétences professionnelles complémentaires aux certifications professionnelles pourront faire l’objet d’un financement par le Compte Personnel de Formation. L’obtention de cet agrément est donc essentielle pour les formateurs. Sans cela, les salariés qui se financeront via le CPF ne vous choisiront pas.

Passage du DIF au CPF : comment gérer la transition ?

Afin de permettre aux entreprises de gérer le changement que cette réforme implique, l’État met à la disposition du public de nombreux guides.

En revanche, pour le formateur, les conséquences sont différentes par rapport aux conséquences de cette réforme pour l’entreprise.

Si votre formation ne fait pas partie des formations éligibles pour un financement du CPF, il vous faut effectuer les démarches nécessaires afin de pouvoir dispenser des formations certifiantes. Ces démarches peuvent parfois être longues et fastidieuses mais elles sont nécessaires voire même impératives.

Ensuite, étant donné le rôle du salarié dans le choix de sa formation, il vous faut établir un plan de communication et de marketing. Cela signifie que vous devez être visible sur internet et sur tous les autres canaux de communication mais pas seulement. Il vous faut également avoir de bons avis et de bons commentaires venant de vos anciens clients. Pour cela, le plus important est de perfectionner autant que possible la relation avec le client avant, pendant et après la formation.

N’hésitez pas à utiliser tous les outils à votre disposition pour permettre à votre client d’avoir une expérience réussie au sein de votre établissement. Cela passe par exemple par la digitalisation de votre entreprise. Cela semble d’autant plus nécessaire puisqu’en plus de gérer les entreprises, vous devrez également gérer les sociétés et communiquer avec les organes étatiques compétents.

N’hésitez pas également à faire appel à des consultants extérieurs pour obtenir des conseils avisés en matière de gestion de clientèle et de marketing si vous jugez cela nécessaire.

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